• En ce début d'année 2010, nous avons choisi de décembre dans le sud de la France pour rencontrer un peu de chaleur et surtout du beau temps..... et bien ce fût rater.... mais alors vraiment rater.

    Nous avons eu très froid, plus froid que dans notre région du Pays de Loire.

    Et pour le retour :

    Coup de peau : nous nous étions arrêtés pour passer la nuit sur un parking à Viviers entre les pompiers et la gendarmerie ! Nous avons eu le nez fin, car le lendemain :


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    Eh oui, surprise !

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    Bon, pas de panique, d'abord faire les courses, ensuite se renseigner et puis aviser.

    Les chasse-neige sont déjà en action...

    D'après la gendarmerie, du côté d'Aubenas pas de neige..... ça tombe bien (comme la neige ), c'est notre direction.

    Vers 11 heures, nous partons tranquillement sur les traces des chasse-neige. Au fur et à mesure que nous nous éloignons de Viviers, la neige diminue en épaisseur. Arrivés à Aubenas, plus rien... on décide donc de continuer.

    Ce qui m'inquiète le plus, c'est la montée vers Clermont Ferrand, à travers le Massif Central. C'est quand même de la montagne, et à cette époque, il me semble logique que nous rencontrions de la neige.... surtout que nous en avions à l'aller sur le haut plateau, très peu, certes, mais. De plus pour arriver sur le plateau, nous avons une montée à 10% d'une vingtaine de kilomètres à peu prés !

    Mon cher et tendre, pense que je suis une poltronne ; je rigolerai que l'on soit bloqués... (heu.... non pas vraiment mais quand même un peu). La gendarmerie de Viviers lui a confirmé qu'il ne neigeait pas au dessus Aubenas.

    Tiens, la neige refait son apparition au sol, un peu, très peu, premier village ; un peu plus, deuxième village et là.....

    En plein milieu de la rue, un chasse-neige et une camionnette de gendarmerie !!!! Mais, pire, deux grandes banderoles : l'une "Interdit aux poids lourds", l'autre.... "Equipement d'hiver obligatoire pour les VL".

    Je me dis : on va faire demi-tour, eh bah, non, Monsieur continue malgrés notre manque d'équipement. Si les gendarmes ne l'arrête pas, il n'y a aucune raison pour faire demi-tour.... Ai-je mon mot à dire ? Allez, c'est parti pour l'ascension du col.

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    La montée est de plus en plus difficile. Le fourgon peine. Nous roulons à 10 à l'heure. Je jette un coup d'oeil sur la jauge à gasoil.... hum, nous n'avons plus de gas'oil et en plus, le fourgon ne veut plus du tout avancé ! Je rigole, jaune mais je rigole... Monsieur commence à baliser !

    Coup de bol ! Une voiture de gendarmerie arrive derrière nous.

    La première solution proposée par ces sympatiques gendarmes est de nous garer sur le côté avec leur aide et d'attendre le passage des chasse-neige afin de suivre les camions de sel qui doivent passer.

    Mais cette solution a été rejetée par les supérieurs de ces messieurs. Nous devons faire demi-tour.

    Les gendarmes nous ont aider à faire demi-tour en nous annoçant que nous avions encore 11 km à faire avant d'arriver sur le plateau et que celui-ci est complétement bloqué. Charmant....

     

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    Lorque nous sommes arrivés au village des banderoles, j'ai demandé à Antoine de se renseigner auprès de la gendarmerie du meilleurs itinéraires à suivre pour rentrer et où faire du gas'oil. (J'espère que le gendarme l'a un peu sermoné....)

    Le seul chemin possible, l'autoroute. Donc retour sur nos pas... enfin nos traces, direction autoroute de Lyon.

    C'est quand même rassurant de se trouver derrière des chasse-neige sur une bande de goudron déneigé. Nous avons dormi un peu au-dessus de Lyon, au sud la neige tombait plus fortement ; nous devions mettre un maximum de distance entre nous et les intempéries.

    Le lendemain, après une nuit difficile, nous avons repris l'autoroute jusqu'à Macon, puis la direction de Moulins.  La neige au sol diminuait de plus en plus au fur à mesure des kilomètres. Blois avait son aspect naturel.

    Nous pensions en avoir fini avec la neige.... ou tout comme.

    La radio avait annoncé de la neige dans les Pays de Loire et la Normandie quelques jours avant. J'ai passé un coup de fil à mon fils au Mans pour connaître l'état des routes par chez nous. Peu de neige au mans, routes déblayés, voici la réponse.

    Mouais le Mans, ça roulait, si on peut dire.  Mais à une vingtaine de kilomètres de chez nous, les routes étaient recouvertes d'une vingtaine de centimètres bien tassée avec des congères !!!!!

    A 10 à l'heure nous nous sommes lancés sur cette voie blanche. Nous avons crus devoir coucher à 5 kilomètres de chez nous... mais ouf, nous sommes rentrés sains et sauf !

     

     

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